Le succès pour cible!

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Nouvelles / Le 3 mai 2016

La pièce est plongée dans le silence, alors qu’une file de jeunes compétiteurs entrent dans la salle de tir et prennent place derrière leur couloir assigné. Il a fallu beaucoup d’effort à ces jeunes pour mériter leur place à cette compétition, avec comme enjeu, une place à la compétition nationale. Malgré la nature compétitive de ce sport, on ressent la camaraderie et l’entraide entre les compétiteurs, des principes au cœur des programmes d’entraînement des équipes.

L’entraînement au tir de précision commence dans les unités, où chaque cadet est initié aux rudiments du tir de précision dans le cadre de l’instruction hebdomadaire. Chaque corps ou escadron peut ensuite choisir d’approfondir ces rudiments et bâtir sa propre équipe de compétition. Ces équipes s’affrontent alors à l’échelon local dans le but d’aller aux compétitions provinciales, où elles pourront rivaliser pour une place à la compétition nationale. Afin d’être véritablement compétitives et progresser dans ces étapes, les équipes doivent passer des heures à s’exercer et à se dépasser pour relever les défis de chaque niveau de compétition. Pour ce faire, chacun des membres de l’équipe doit apprendre à bien gérer son temps, à garder sa concentration, à se fixer des objectifs personnels et à être capable de tenir sous la pression. 

Le tir de précision est un sport simple en apparence, mais comme peut l’attester le caporal Ashlee Tucker du Corps de cadets de l’Armée 2562 Queen Elizabeth de Foxtrap, à Terre-Neuve, beaucoup de choses se passent en arrière-plan.

« Nous pratiquons en équipe en moyenne de 3 à 4 heures par semaine, à partir de septembre. Le tir de précision exige beaucoup de pratique, donc nous pratiquons beaucoup. Il faut se rappeler qu’il s’agit d’un vrai sport qui demande une vraie concentration. Vous devez penser à votre position, à votre respiration, à l’instant où vous allez appuyer sur la détente. Ce sont tous des facteurs qui peuvent affecter votre résultat. Ils peuvent vous sembler anodins, mais dans ce sport, ils font toute la différence. »

 

Malgré tout le travail et le dévouement nécessaires à ce sport, de nombreux compétiteurs soulignent rapidement ses mérites. Le sergent de section Brianna Ricketts de l’Escadron de cadets de l’aviation 537 de Gander, à Terre-Neuve, sait de première main combien le tir de précision peut être amusant : « Le premier soir dans l’équipe de tir de précision, j’avais la piqûre; j’avais enfin trouvé mon sport. Il y avait un groupe de personnes qui aimaient la même chose que moi avec autant de passion, et nous pouvions nous réunir toutes les semaines pour pratiquer et avoir du plaisir ensemble. J’ai beaucoup appris de ce sport, mais je me suis surtout fait des amis extraordinaires. »

Chaque niveau de compétition est conçu non seulement pour pousser les compétiteurs à faire de leur mieux, mais aussi à les encourager à s’épanouir dans les défis. Dans les dernières années, on a ajouté à la compétition le tir en position debout. Avant cet ajout, l’accent était uniquement mis sur le tir en position couchée. Toutefois, en raison de la hausse du niveau des compétiteurs, il a fallu augmenter le degré de difficulté de la compétition pour faire en sorte que les compétiteurs poursuivent le développement de leurs habiletés. Dans la structure actuelle de compétition, la partie en position couchée de la compétition compte pour 67 % du pointage de l’équipe, tandis que la partie en position debout compte pour 33 % du reste du pointage.

Sous la structure actuelle de compétition, chaque province des maritimes peut envoyer une équipe à l’échelle nationale. Les provinces maritimes ont bien fait sur la scène nationale, la Nouvelle-Écosse a remporté l’or en 2014, l’argent en 2015 et elle est en bonne position pour avoir d’excellents résultats en 2016.

Chaque équipe est composée de cadets subalternes et de cadets supérieurs. Il doit y avoir au moins deux cadets subalternes dans l’équipe. Cet équilibre permet non seulement d’avoir des équipes plus égales, mais renforce aussi les principes fondamentaux du programme des cadets, en donnant la chance aux compétiteurs d’exercer leurs compétences de leadership et de mentorat. 

  

« Nous travaillons vraiment comme une équipe. Nous nous appuyons et nous nous poussons l’un et l’autre à faire mieux. J’essaie de communiquer aux nouveaux membres de l’équipe les choses que j’ai apprises avec les années. J’ai beaucoup appris ainsi sur le leadership », raconte l’adjudant-chef Rebecca Power du Corps de cadets de l’Armée 2372 Avalon North de Bay Roberts, à Terre-Neuve.

 

Cette année, 30 équipes des maritimes se sont affrontées dans les compétitions à l’échelle provinciale. Le Corps de cadets de l’Armée 1535 du Nouveau-Brunswick, l’Escadron 53 de l’Île-du-Prince-Édouard, le Corps de cadets de l’Armée 2610 de la Nouvelle-Écosse et le Corps de cadets de l’Armée 2562 de Terre-Neuve représenteront leur province respective à la compétition nationale qui aura lieu à Gimli, au Manitoba, en mai.

 

Le capitaine Lorie Greene est représentante des affaires publiques de l’unité au sein de l’Unité régionale de soutien aux Cadets (Atlantique) et officier d’entraînement de l’Escadron des cadets de l’Air 510 (Lions).

 

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