De cadet de l’air à aviateur acrobate

Nouvelles / Le 10 juin 2016

Par : Capt Cheryl Major, officier des affaires publiques de l'Unité régionale de soutien aux cadets (Pacifique)

On ne s'attend guère à ce que les cadets de l’air qui terminent le Programme des cadets s'enrôlent dans l'armée, mais il s'agit, pour certains, d'un rêve qui se réalise.

D'aussi loin qu'il se souvienne, le Capt Ave Pyne, pilote du Snowbird 2 et officier de l’instruction du 431e Escadron, savait qu'il voulait être pilote. Né au sein d'une famille de voyageurs, avec un père dans les Forces armées canadiennes (FAC), le parcours des aéroports en contemplant les avions dans l'aire de trafic compte parmi ses tout premiers souvenirs. C'est au cours des années 1990 qu'il a d'abord pensé à être pilote de Snowbird lors d'une visite du 431e Escadron avec son père à Moose Jaw.

« Le fait de regarder les souvenirs a éveillé mon attention et m'a amené à penser au type d'influence que peuvent exercer les Snowbirds sur les Canadiennes et les Canadiens. »

Afin de poursuivre son rêve, Ave s'est joint, à l'âge de 13 ans, au 676e Escadron des Cadets de l’Aviation royale du Canada (CARC) à Sidney, en Colombie-Britannique, dans l'intention de devenir pilote grâce à des programmes de bourses d’études. Il ignorait que le Programme des cadets allait placer la barre à la hauteur de ses exigences et lui permettre de se réaliser pour le reste de sa vie.

« Le Capt Sandra Pinard (née Dalley), qui a fixé des normes très rigoureuses, a été ma source d'inspiration pendant le Programme des cadets. Le fait de m'efforcer continuellement de respecter ces normes m'a donné une morale du travail exigeante et un niveau élevé de motivation et de dévouement sans lesquels j'aurais été incapable de persister dans l'atteinte de mes objectifs. »

Ave a également appris à enseigner au cours de sa formation dans le Programme des cadets, ce qui l'a bien servi puisqu'il est devenu instructeur principal à l'École de pilotage des Forces canadiennes (EPFC).

« Ma passion pour l'instruction s'est déclarée lorsque j'étais cadet de l'air. En renforçant ma crédibilité en tant qu'instructeur dans le Programme des cadets, j'ai développé un sentiment de satisfaction qui m'anime. Les compétences que j'ai acquises lorsque j'étais adolescent s'appliquent intégralement à l'enseignement du pilotage. »

Le premier rêve d'aviation d'Ave s'est réalisé en 1998 lorsqu'il a suivi le cours de la Bourse de pilote de planeur auprès de la 19e Escadre Comox, en Colombie‑Britannique.

« Le cours de pilote de planeur est le meilleur cours que j'ai suivi pendant que j'étais cadet de l'air. Le vol à voile est un cours de base de l'aviation au niveau le plus pur, et la structure de programme enseigne le travail d'équipe. Sur le plan de la fierté et des réalisations, l'obtention de ma licence de pilote de planeur suit de près celle de ma licence de pilote des Forces armées canadiennes. »

Ave a poursuivi une licence de pilote privé grâce à l’octroi d’une autre bourse d'études en 1999, et il s'est enrôlé dans les FAC comme pilote en 2001. Son choix de suivre une instruction au pilotage d’hélicoptère pendant sa formation a même été influencé par un officier du Cadre des instructeurs de cadets (CIC) qu'il a rencontré lorsqu'il était cadet à Comox.

« Le Capt Kent Neville n'était pas mon instructeur de vol, mais le leadership qu'il exerçait m'a inspiré. Il s'est attiré mon respect, et je me suis souvent tourné vers lui pour obtenir des conseils. C'est lui qui m'a suggéré d'envisager l'instruction au pilotage d’hélicoptère. »

En tant que pilote d'hélicoptère Sea King au 443e Escadron d’hélicoptères maritimes, Ave a trouvé le temps de redonner au Programme des cadets réalisé au 676e Escadron des CARC. Il s'est engagé comme volontaire dans la formation musicale et a même joué au cours des célébrations du 50e anniversaire de l'Escadron.

En tant que pilote de Snowbird, Ave continue de redonner aux jeunes de partout au Canada et d'inciter de jeunes pilotes à poursuivre leurs rêves.

« L'équipe des Snowbirds nous permet de faire la démonstration du travail d'équipe, du professionnalisme, du service et de l'esprit de corps des Forces canadiennes, en plus d'insuffler aux générations futures le désir d'atteindre leurs objectifs. Les gens nous voient faire des choses qui leur semblent impossibles, mais deviennent possibles. »

Il conseille aux cadets et aux jeunes qui s'engagent dans la voie du succès de se concentrer sur le travail d'équipe et de tirer le meilleur parti des amitiés nouées dans le cadre du programme.

« Restez en contact avec les personnes que vous rencontrez dans le Programme des cadets, dit Ave. Cultivez les amitiés que vous nouez dans votre jeunesse, car elles formeront votre réseau à l'âge adulte. Les personnes motivées dans leur jeunesse ont tendance à devenir déterminées et professionnelles ainsi qu'à réussir dans la vie. »

Le Capt Greg Hume-Powell, pilote du Snowbird 6, a commencé à rêver de devenir pilote à l'âge de cinq ans lorsqu'il assistait au premier spectacle aérien des Snowbirds à Abbotsford. Il s'est aussi inscrit au Programme des cadets et est devenu membre du 103e Escadron Thunderbird des CARC à North Vancouver en raison de la possibilité de voler. C'est à son premier instructeur d’école de formation au sol, le Capt James Hollis, qu'il attribue le plaisir de l'instruction en aviation. Ce dernier lui a également enseigné à utiliser patiemment un calculateur de commandes de vol E6B dont il utilise toujours une version avec le simulateur de vol Tudor. En fait, le Capt Hollis attribue au Programme des cadets et aux officiers du CIC la direction, la motivation et les compétences dont il avait besoin pour étudier assidûment, apprendre à identifier ses priorités et se permettre de caresser de grands rêves.

« Si j'avais écouté le conseiller en orientation de l'école, je ne serais pas ici. Ne laissez personne vous dire comment vous pouvez réaliser vos rêves. »

Le cheminement de carrière de pilote de Snowbird qu'a suivi Greg est moins direct. Il s'est d'abord enrôlé dans les FAC à titre d'officier du CIC et a consacré son temps libre au collège à effectuer des vols de familiarisation avec les cadets et à donner la formation au sol au 243e Escadron Ogopogo des CARC. Il s'est enrôlé comme pilote dans les FAC en 2003, a ensuite piloté des hélicoptères Sea King dans le 443e Escadron d’hélicoptères maritimes, est devenu instructeur principal auprès de l'Escadron d’entraînement en vol des Forces canadiennes (EEVFC) et s'apprête à entreprendre son premier été comme pilote de Snowbird.

« Mon expérience d'officier du CIC a vraiment fait de moi un meilleur instructeur, et le fait de pouvoir continuer de jouer un rôle actif dans le programme, et de porter l'uniforme, m’a maintenu sur la voie de devenir pilote des Forces armées canadiennes. »

Très peu de pilotes des FAC réussissent à revêtir la combinaison de vol rouge. Ils doivent emprunter un long parcours fait de patience, d'échecs, d'autoperfectionnement essentiel et d'amélioration constante. Les deux pilotes s'accordent pour dire qu'ils ne seraient pas là s'ils n'avaient pas été cadets.

Les Snowbirds passeront l'été à voler au-dessus de l'Amérique du Nord et à impressionner les foules en exécutant plus de 50 formations et manœuvres différentes pendant chaque spectacle aérien d'une durée de 35 minutes qu’ils donneront. Ils feront des démonstrations aériennes devant des centaines de milliers de spectateurs, signeront des milliers d'autographes et se prêteront même à l’occasion à des égoportraits.

Même si Ave et Greg sont de réels super héros pour de nombreux Canadiens, ils garderont toujours la tête froide en se souvenant du plaisir, des amitiés et des expériences qu'ils ont connus sur la route qui mène de cadet de l'air à acrobate aérien et qui ne sont possibles nulle part ailleurs.

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